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La Semaine de l'Année

              Notre « exode » de Carême se poursuit. Traversée du désert avec son lot d'épreuves corporelles et spirituelles. Je ne sais pas si c'est lié au Carême mais l'épidémie de grippe en France est sévère ! Certains parmi nous - dont moi-même – en ont fait l'expérience douloureuse. C'est l'occasion de vivre la compassion avec beaucoup de paroissiens qui souffrent de maladies bien plus lourdes et parfois bien cachées ou ignorées des autres. La maladie est toujours une épreuve qui vient comme nous recroqueviller sur notre corps douloureux. Dans ces moments là, il semble bien difficile de prier. Peut-être que les mots des psaumes peuvent nous aider dans leur simplicité : « Toi Seigneur ne sois pas loin, viens vite à mon aide ! » Ps 21.

Je vous ai proposé de vivre « 40 jours pour se centrer sur l'Essentiel ». Je me réjouis de toutes les décisions concrètes - cachées ou visibles – prises par chacun. Parmi celles-ci j'en évoque deux. Merci à celles et ceux qui ont rejoint l'une des cinq fraternités paroissiales pour se mettre à l'écoute de la Parole de Dieu et la partager. Merci aussi de votre prière quotidienne pour nos chers catéchumènes (une vingtaine !) qui seront baptisés à la Vigile pascale et aux messes de Pâques (vous trouverez leurs prénoms dans ce bulletin). Pour la dernière ligne droite du Carême, je  propose de faire de la semaine sainte notre semaine de l'Année ! Le défi est simple : entre le dimanche des Rameaux et de la Passion (20 mars) et le dimanche de Pâques (27 mars) vous prenez la décision de mettre Dieu à la première place. Soyons concrets : pourquoi ne pas s'organiser pour pouvoir participer à toutes les célébrations du Triduum pascal (du jeudi soir au dimanche matin) ? C'est en premier lieu nécessaire pour les catéchumènes mais aussi pour nous. On peut même prendre des congés pour cela ! Le Bon Dieu vous le rendra au centuple !

Quelle expérience magnifique de voir (ou de vivre) le lavement des pieds (un acte d'humilité avant de veiller auprès de Jésus en agonie à Getsémani !

Quelle expérience bouleversante de participer au chemin de croix itinérant le Vendredi saint au cœur de nos quartiers ! N'est ce pas une manière concrète de porter dans notre prière d'intercession – l'âme de tout apostolat - les habitants de nos quartiers écrasés par des misères de toutes sortes ?

Quelle expérience de partager la joie éclatante de la « nouvelle naissance » des catéchumènes dans la symphonie du salut de la Vigile Pascale ! 

Chers frères et sœurs ne laissons pas passer ces moments privilégiés en nous laissant envahir par un cœur tiède et endurci qui attriste tant Jésus. Courage ! Osons décider de nous organiser pour vivre avec en-thou-siasme (immergé en Dieu) les propositions de la Sainte Semaine pour mieux participer à la Résurrection, victoire définitive de Jésus-Christ, lumière et vie ! Père Yves+

 

ACCUEILLIR DES REFUGIES

« J'étais un étranger et vous m'avez accueilli » Mt 25

Comme l'écrivait le pape François dans sa lettre pour le Carême 2016, « les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles sont inséparables». Le moment du Carême est un temps privilégié pour nous laisser interpeller par cette cohérence à laquelle nous sommes tous appelés.

A l'initiative des Jésuites, le réseau JRS (Jesuit Refugee Service) Service Jésuite des Réfugiés est une organisation catholique qui œuvre dans une cinquantaine de pays. Sa mission consiste à accompagner, servir et défendre les droits des réfugiés et des personnes déplacées de force. La mission du JRS s’étend à tous ceux qui sont obligés de fuir chez eux pour raison de conflit, de désastre humanitaire ou de violations des droits humains. Le JRS se réfère à l’enseignement social de l’Eglise catholique.

Welcome en France

Vivre une expérience d’hospitalité !

Face à la situation actuelle de manque d’hébergement pour les demandeurs d’asile, JRS France propose un accueil chaleureux dans un cadre qui le rend possible.
 Libérer une chambre pour un court séjour n’est pas impossible pour beaucoup si les limites sont claires. Nous proposons donc à des familles et à des communautés religieuses d’accueillir chez eux un demandeur d’asile pendant 1 mois maximum. Il est également accompagné par un tuteur lors des rendez-vous amicaux une fois par semaine. Le demandeur d’asile continuera à trouver auprès des associations partenaires ce dont il a besoin pour poursuivre ses démarches administratives. L’ensemble des familles et des communautés constituent le réseau Welcome en France, organisé et animé par une coordination. Tous se retrouvent régulièrement pour échanger sur les meilleures modalités de leur accueil et l’enrichissement réciproque que permet cette hospitalité.

Plusieurs paroissiens ont déjà vécu l'expérience Welcome en accueillant un demandeur d'asile à la maison. Voici le témoignage de Agnès et Pascal Burosse :

"Suite à l'appel du Pape François qui proposait que chaque paroisse ou famille accueille un réfugié, et vu que nous avions une chambre inoccupée depuis que notre plus jeune enfant est parti étudier à Troyes, nous avons décidé de nous faire connaitre, auprès de Welcome JRS. Cette association œuvre pour trouver un réseau de famille d'accueil, en attendant une place en CADA (centre d’accueil pour demandeur d'asile). Les CADA étant d abord ouverts aux familles, aux femmes, et aux hommes les plus fragiles (âge, santé....).

En janvier, JRS nous a contacté pour accueillir un jeune de 24 ans, Rishad, venu du Bangladesh, arrivé depuis octobre en France, et demandeur d’asile. Ne parlant pas français, il lui fallait une famille pouvant s'exprimer en anglais. Notre faible niveau a pu suffire pour nos échanges.

Notre obligation se limitait à un lit et un petit déjeuner quotidien, ainsi qu’un repas en famille par semaine. Nous l'avons donc accueilli et nous sommes très vite rentrés en confiance avec lui, en lui confiant un double de clés, il pouvait aller et venir sans notre aide, cela facilitait nos absences professionnelles. Rishad s'est assez vite débrouillé tant en occupation le jour que sur les repas du midi et du soir parfois, l'Armée du salut pouvant lui fournir le repas du midi. Nous avons rapidement offert de partager notre table le soir. Nous avons beaucoup échangé sur son pays. Nous avons aussi appris à le connaitre par ses engagements. Il nous a aussi fait découvrir la cuisine de son pays en nous préparant un repas.  Depuis fin janvier, Rishad a rejoint une autre famille d'accueil. Nous sommes très heureux d'avoir pu  faire cette expérience qui nous ouvre le cœur."

Pour obtenir plus d'infos ou rejoindre le réseau Welcome JRS

L’antenne de JRS à Lyon est coordonnée par  Odile et Jean Lacour  j_o_lacour@yahoo.fr

ou Nadette Caro : 04 72 70 77 89  – 06 80 42 75 71  nadette.caro3@orange.fr

Permanence au 4 bis rue Elie Rochette 69007- LYON

 

40 jours pour centrer sur l'Essentiel

    « A quoi ça sert le Carême ? ». Voila une belle question à se poser ! Les 40 jours du Carême sont un temps limité, donné pour nous convertir, c'est à dire  nous tourner résolument vers le Seigneur Jésus, unique Sauveur.

     Un temps limité.... 40 jours cela passe vite : comme dit le Pape François : « Ne laissons pas passer en vain ce temps ! ». La limite des jours rappelle la limite de notre vie terrestre : et si c'était notre dernier Carême ? Osons le vivre comme si c'était le dernier avant notre mort, le face à face ultime avec Jésus. Sommes-nous vraiment prêts pour LA rencontre ? Pour le Mercredi des cendres le prophète Joël nous invitait à « déchirer nos cœurs ». Cela implique de scruter notre capacité à nous confier à l'Amour de Dieu.             

  … donné pour nous convertir. Sommes-nous vraiment centrés sur l'Essentiel, la confiance en Dieu ? Cela passe par l'ouverture de notre cœur au Cœur de Dieu. Comme dit Jean-Paul II, « la miséricorde divine suscite la miséricorde humaine ». Autrement dit, c'est parce que nous nous laissons « miséricordier » par Dieu, que nous pouvons exercer la miséricorde envers les autres. Citons ce magnifique passage tiré du « Petit Journal » de Sainte Faustine dans lequel Jésus s'adresse à chacun d'entre nous : « Ma miséricorde est à l'œuvre dans tous les cœurs qui lui ouvrent la porte; le pécheur comme le juste ont besoin de la miséricorde. La conversion comme la persévérance est une grâce de ma miséricorde. (…) Que les âmes qui tendent à la perfection adorent particulièrement ma miséricorde (…) qu'elles se distinguent par une confiance illimitée en ma miséricorde. Je m'occupe moi-même de la sanctification de ces âmes. Les grâces de ma miséricorde se puisent à l'aide d'un unique moyen et c'est la confiance. Plus sa confiance est grande, plus l'âme reçoit. Les âmes d'une confiance sans bornes me sont une grande joie car je verse en elles le trésor entier de mes grâces. Je me réjouis qu'elles demandent beaucoup car mon désir est de donner beaucoup. Par contre je m'attriste si elles demandent peu, si elles resserrent leur cœur. ».    

          Totalement confiants en Jésus, nous pouvons aimer Dieu et le prochain. Aimer Dieu en nous détournant des idoles illusoires de l'avoir, du savoir et du pouvoir. Aimer le prochain en voyant que « tout homme est mon frère » (Jean-Paul II). C'est le sens de l'expérience des cinq petites fraternités mises en place pour ce Carême.

C'est aussi le sens de l'accueil des demandeurs d'asile car, comme dit  François,

 « les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles » sont inséparables.

          Que le Magnificat de la Vierge Marie nous ouvre à un Carême de miséricorde !  P. Yves +

 

 

Une année sous le signe de la Miséricorde divine

Chers frères et sœurs,

           Au début de cette nouvelle année, nous avons la belle habitude de présenter nos vœux de bonne santé. En plus de ceux-ci, mon souhait pour  2016 est que nous puissions chacun recevoir une bonne sainteté ! Cette année sera particulière car le pape François a voulu qu'elle soit celle du Jubilé de la Miséricorde. Tout au long de cette année, nous sommes invités à approfondir le sens de ce mot miséri-cordia. Il y a notre misère, non seulement nos faiblesses structurelles que Dieu connait bien, mais plus profondément, notre péché, c'est à dire notre incapacité à engager notre liberté pour le bien, notre difficulté à décider de nous convertir, notre tendance à nous laisser conduire par nos mauvaises habitudes. C'est vrai au niveau personnel mais aussi au niveau social (corruption, mépris de la vie humaine, exclusions...).

Heureusement, et c'est toute la beauté du mot miséricorde, il y a aussi la cordia, l'amour inconditionnel et gratuit qui jaillit du Cœur de Dieu. Face à l'impasse du mal et du péché qui défigurent l'humanité, il y a la réponse éternelle et personnelle de Dieu « Tu as du prix à mes yeux et moi je t'aime » Isaïe 43,2. Comme dit le pape François, « seule la miséricorde de Dieu peut libérer l'humanité de tant de formes de mal - parfois monstrueuses - que l'égoïsme engendre ». Tout au long de cette année nous allons nous encourager les uns les autres à accueillir la miséricorde qui fait grandir la paix du cœur. Cela commencera dés le premier jour du Carême (mercredi 10 février, Mercredi des cendres) où nous serons invités à approfondir la figure de Sainte Faustine, véritable apôtre de la Miséricorde divine. D'autres initiatives seront proposées tout au long de cette année : comme dit le psaume 89, « la miséricorde du Seigneur à jamais je la chanterai ! ».  

Belle et sainte année 2016 dans la grâce de la Miséricorde !

Père Yves+

 

Noël, cadeau d'une Rencontre

           Chers frères et sœurs,

 

           Nous voici entrés dans la neuvaine qui précède le grand jour de la Nativité du Seigneur Jésus.  Notre pèlerinage d'Avent a bel et bien eu lieu. Il suffit d'évoquer le moment exceptionnel que nous avons vécu le 8 décembre: plus d'une centaine de personnes, enfants et adultes issus de nos deux paroisses, a marché ensemble avec la Vierge Marie, Reine de la Paix. Quelle joie d'avoir inauguré le Jubilé de la Miséricorde en traversant nos quartiers - depuis l'église Notre Dame de l'Assomption jusqu'à l'église de l'Immaculée Conception - au rythme de l'Ave Maria et du chapelet ! Ce pèlerinage paroissial représente un authentique témoignage d'espérance symbolisé par les petites flammes de nos cierges au cœur de la nuit. Cette soirée a permis des rencontres entre paroissiens. Je m'en réjouis car elles font grandir la fraternité paroissiale.

Mais nous ne pouvons rester « entre nous » comme dans une sorte de « club ». Il y a tous ceux que nous n'avons pas encore rencontrés. C'est pour cela que le samedi 19 décembre sera un autre temps fort important : ce jour-là nous irons à la rencontre des habitants du quartier des Etats-Unis - sur le marché et dans des visites à domicile. Comme l'indique la grande banderole affichée sur le boulevard le message est simple : Jésus est là. Que vas-tu Lui demander ? A la manière de Jean le Baptiste, il s'agit simplement de montrer Jésus, la vraie lumière qui éclaire tout homme en venant dans le monde.

La rencontre de Noël c'est aussi offrir à chacun l'extraordinaire possibilité d'entrer en dialogue avec Jésus, dans un cœur-à-cœur avec Celui qui, par sa douce présence, veut combler nos vies de Joie, de Paix et d'Amour.

Seigneur, donne-nous la grâce de recevoir Noël comme le Cadeau

de la Rencontre.

Belle et joyeuse fête de Noël à tous ! Père Yves

 

Comment répondre à l’appel du Pape sur l’accueil des réfugiés ?

              Nous étions une vingtaine à nous réunir mardi 24 novembre autour de cette question importante. Nous avons d’abord relu l’appel du pape et entendu deux témoignages : l’un sur l’accueil d’une famille migrante dans un logement paroissial à Irigny et l’autre sur l’accueil de réfugiés isolés dans un réseau de familles grâce au dispositif JRS (Jesuit Refugees Service). Nous avons échangé pour voir ce qu’il est possible de faire sur la paroisse à la mesure de nos moyens.

Dans les faits, nous ne disposons d’aucun logement paroissial pour l’instant, ni de logement mis à disposition d’aucune sorte, aussi ne pouvons-nous pas envisager l’accueil d’une famille. Nous avons donc envisagé deux actions concrètes de solidarité pouvant être mises en place :

Nous avons connaissance d’une famille venue du Kosovo, logeant sur le territoire de la paroisse et n’ayant plus aucune ressource pour vivre. Nous nous proposons alors de lancer une chaine de solidarité pour apporter des colis alimentaires à cette famille.

D’autre part, nous sommes quelques familles prêtes à mettre une chambre à disposition environ un mois chacun pour loger une personne isolée en situation de demande d’asile en France. Il faudrait cependant être un peu plus nombreux pour pouvoir ainsi accueillir sur la durée une personne qui passerait de famille en famille sur la paroisse avec l’accompagnement de JRS.

Si comme nous, vous êtes touchés par la situation des réfugiés et que vous êtes intéressés par l’une ou l’autre de ces actions de solidarités, n’hésitez pas à nous contacter : bb.foucher@gmail.com

 

Comment répondre à l’appel du Pape sur l’accueil des réfugiés ?

              Nous étions une vingtaine à nous réunir mardi 24 novembre autour de cette question importante. Nous avons d’abord relu l’appel du pape et entendu deux témoignages : l’un sur l’accueil d’une famille migrante dans un logement paroissial à Irigny et l’autre sur l’accueil de réfugiés isolés dans un réseau de familles grâce au dispositif JRS (Jesuit Refugees Service). Nous avons échangé pour voir ce qu’il est possible de faire sur la paroisse à la mesure de nos moyens.

Dans les faits, nous ne disposons d’aucun logement paroissial pour l’instant, ni de logement mis à disposition d’aucune sorte, aussi ne pouvons-nous pas envisager l’accueil d’une famille. Nous avons donc envisagé deux actions concrètes de solidarité pouvant être mises en place :

Nous avons connaissance d’une famille venue du Kosovo, logeant sur le territoire de la paroisse et n’ayant plus aucune ressource pour vivre. Nous nous proposons alors de lancer une chaine de solidarité pour apporter des colis alimentaires à cette famille.

D’autre part, nous sommes quelques familles prêtes à mettre une chambre à disposition environ un mois chacun pour loger une personne isolée en situation de demande d’asile en France. Il faudrait cependant être un peu plus nombreux pour pouvoir ainsi accueillir sur la durée une personne qui passerait de famille en famille sur la paroisse avec l’accompagnement de JRS.

Si comme nous, vous êtes touchés par la situation des réfugiés et que vous êtes intéressés par l’une ou l’autre de ces actions de solidarités, n’hésitez pas à nous contacter : bb.foucher@gmail.com

 

Edito

Témoins d'espérance et de miséricorde avec Marie

Chers frères et sœurs,

           La fin de l'année liturgique coïncide avec une actualité dramatique dont il n'est pas besoin de ressasser les détails. La question qui se pose à nous catholiques est de trouver la juste attitude dans ce contexte anxiogène. Pour bien discerner, il est primordial de nous mettre à l'écoute de la Parole de Dieu. Voyons comment celle des dimanches à venir peut éclairer notre route.

La solennité du Christ Roi de l'univers souligne que la royauté de Jésus, tout en étant bien réelle, « n'est pas de ce monde ». Le Christ est Roi d'Amour, prince de paix, en demeurant maître de l'Histoire puisqu'il est « l'Alpha et l'Oméga, celui qui est, qui était et qui vient ». Pour rencontrer le Roi de Bonté, il s'agit non seulement de « rester éveillés » mais aussi de « prier en tout temps » (1er dimanche de l'Avent). Ce chemin de vigilance et de prière incessante nous oblige à entretenir les espaces d'intériorité et de silence au cœur d'un monde agité qui laisse notre cœur sans repos. Pour nous encourager dans ce pèlerinage, dés le 2ème dimanche d'Avent, l'Evangile rappelle la promesse ultime : « tout être vivant verra le salut de Dieu ».  A l'occasion du 3ème dimanche, la question des foules résonne au cœur de l'Evangile : « que devons-nous faire ? ». Outre les préceptes de prier, de partager ses biens, de ne pas céder à la violence et à l'accusation, le message évangélique passe par la bouche de Paul « soyez toujours dans la joie du Seigneur...Que votre bienveillance soit connue de tous les hommes : le Seigneur est proche » (Ph 4,4). Vigilance, prière, partage, maîtrise de soi, bienveillance et joie : autant de fruits d'une proximité décidée avec le Seigneur. Au terme de ce « chemin en Avent » comme Marie, nous pourrons goûter la joie de « celle qui a cru » (4ème dimanche).

Sous la protection de la Vierge Marie, Mère de miséricorde, n'ayons pas peur ! Entrons dans le pèlerinage de l'Avent, en marchant à la suite du Christ « notre unique espérance ». Tenons nous donc debouts, solides dans la foi, en tenant fermement la petite flamme de l'espérance pour éclairer et réchauffer le monde.

Seigneur Jésus, nous avons confiance en Toi !                   Père Yves+

 

TOUS-SAINTS

           Chers frères et sœurs,

           Au cœur de l'automne, avec la fête de la Toussaint, notre regard se tourne vers le ciel, la maison du Père. Comme dit le chant « les saints et les saintes de Dieu s'avancent vers le roi des cieux, par leurs hymnes de joie ils célèbrent sans fin celui qui donne vie ! ». La fête de la Toussaint est donc joyeuse car elle nous rappelle notre vocation ultime : partager la joie et la vie de Dieu pour l'éternité dans la compagnie de tous les amis de Dieu ! Regarder vers le « ciel » ne signifie absolument pas être désincarné ou chercher à fuir nos responsabilités d'ici-bas. Il s'agit de voir plus loin que l'horizon de notre mort terrestre inévitable. L'enjeu est de faire grandir la fermeté de notre espérance – qui est bien plus qu'un simple espoir – afin de nous préparer au passage (c'est le sens du mot Pâques) vers le Royaume de l'Amour.  « Au soir de notre vie nous serons jugés sur l'amour » nous dit St Jean de la Croix. En clair, il s'agit de profiter de notre CDD terrestre pour apprendre à aimer. C'est la véritable priorité de notre vie terrestre, s'entraîner à aimer en actes et en vérité.

Voilà qui donne une vraie perspective pour la vie de couple (les conjoints s'éduquent à l'amour), la vie familiale mais aussi la vie fraternelle dans notre communauté paroissiale. Comme les galets sur la plage s'arrondissent les uns les autres sous l'action de la mer, les relations humaines nous polissent et arrondissent nos « angles »... Apprendre à aimer en toutes circonstances y compris les plus difficiles (deuil, maladies, chômage, séparations...) : voilà ce que signifie grandir en sainteté. Mais il est possible que toute notre vie terrestre ne suffise pas à cela. C'est tout le sens de la prière pour les défunts : nos chers défunts sont remis totalement à la miséricorde de Dieu. Ne pouvant plus rien pour eux-mêmes. ils dépendent de nos prières afin d'avancer dans la purification indispensable pour entrer dans la maison du Père. N'ayons pas peur de la mort terrestre, nourrissons notre espérance confiante de retrouver nos chers défunts en les confiant à Jésus-Christ, miséricorde du Père. Que Dieu nous bénisse ainsi que nos chers défunts !

Père Yves+

 

Edito septembre

« Nous devons reconnaître que l'appel au renouveau des paroisses n'a pas encore donné de fruits suffisants pour qu'elles soient encore plus proches des gens, qu'elles soient des lieux de communion vivante et de participation, qu'elles s'orientent complètement vers la mission »

Pape François dans Evangelii Gaudium 28

Chers frères et sœurs dans le Christ,

Depuis dimanche 13 septembre, me voici « installé » nouveau curé des paroisses Miséricorde du Père & Notre dame des Apôtres. C'est une grande joie et un encouragement pour moi d'avoir reçu un accueil aussi chaleureux de votre part ! Merci du fond du cœur de m'accueillir dans ces quartiers du Grand Trou, des Etats-Unis, de la Plaine et du Moulin à Vent. Les magnifiques processions d'offrandes des messes de samedi et dimanche manifestaient bien la richesse de couleurs et de cultures présentes au cœur de notre communauté chrétienne : Afrique, Antilles, Asie, Europe... Voila une belle icône de l'Eglise catholique qui rassemble les peuples du monde entier dans la fraternité du Christ « prince de la paix ».

La « vision » du pape François cité plus haut m'inspire trois axes pour orienter l'année 2015-2016.

1. Un axe de proximité. Il s'agit pour moi – et pour chacun d'entre nous - de mieux connaître les réalités humaines présentes sur le territoire des paroisses. Je souhaite prendre le temps d'aller à la rencontre des personnes - croyantes ou non, chrétiennes ou d'autres religions - mais aussi des réalités sociales, économiques, politiques ou éducatives à l'œuvre dans nos quartiers. N'hésitez pas à m'interpeller pour me faire connaître telle ou telle association dans laquelle vous êtes impliqués.

2. Un axe de formation. Le but est de faire grandir notre foi, notre espérance et notre charité en actes pour devenir davantage disciples de Jésus c'est-à-dire le « suivre de plus près » comme disait le Père Chevrier. Deux premières initiatives sont lancées dans ce sens : la reprise du Parcours Alpha dés le 24 septembre et le démarrage d'une Ecole de Charité et de Mission pour jeunes couples.

3. Un axe de fraternité. Vivre en chrétien implique de faire grandir la fraternité effective et la convivialité à l'intérieur de chaque paroisse - et entre les deux paroisses. Puisse chacun être attentif à aller vers ceux qu'il ne connait pas afin que personne ne se sente isolé !  Puisse notre joie fraternelle faire de notre communauté chrétienne un foyer chaleureux et rayonnant pour celles et ceux qui restent encore sur le parvis de l'Eglise ! Je souhaite que nous soyons particulièrement accueillants envers les catéchumènes, des frères et sœurs qui nous stimulent dans la foi.

Voila la « vision » que je vous invite à partager pour cette année. Je vous assure de ma prière fervente. Je compte sur la votre pour moi-même et pour tous les acteurs de l'animation pastorale.

Que Dieu nous bénisse !                                                                      Père Yves+

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