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Le sacrement de Confirmation, à quoi ça sert ?

Nous venons de vivre deux beaux moments paroissiaux lors du week-end des 28 et 29 mai : le magnifique spectacle sur Charles de Foucauld et la fête paroissiale sous une pluie (de grâces !) mais qui a rassemblé environ 250 personnes pour le buffet partagé. Ces événements nous aident à approfondir la fraternité (le bienheureux Charles est le « frère universel »). Mais pour grandir dans la fraternité nous avons aussi besoin de l'aide de Dieu, donnée par son Esprit Saint en particulier dans les sacrements. J'ai pris conscience récemment que beaucoup de paroissiens n'étaient pas confirmés. Or pour les baptisés et ceux qui ont fait leur première communion enfants, il est indispensable de confirmer sa foi par le sacrement de confirmation. Mais pourquoi être confirmé ? Le Concile Vatican II dit ceci : « Par le sacrement de confirmation, leur lien [des baptisés] avec l'Eglise est rendu plus parfait, ils sont enrichis d'une force spéciale de l'Esprit Saint et obligés ainsi plus strictement tout à la fois à répandre et à défendre la foi par la parole et par l'action en vrais témoins du Christ. ». Trois aspects sont à retenir.

1. Le sacrement de la Confirmation donne « la force spéciale de l’Esprit Saint ». Ce don de l’Esprit renouvelle les trois vertus théologales (foi, espérance et amour) du baptisé en lui donnant une force particulière pour persévérer dans sa vie chrétienne. Traditionnellement, on associe sept dimensions liées au don de l’Esprit : crainte (au sens de respect de Dieu), piété, science, intelligence, force, conseil et sagesse (cf Isaïe 11,1-2). Cette force est essentielle pour vivre en chrétien c'est-à-dire dans une attitude filiale bien décrite par St Paul : « Tous ceux qu'anime l'Esprit de Dieu sont fils de Dieu. Aussi bien n'avez-vous pas reçu un esprit d'esclaves pour retomber dans la crainte; vous avez reçu un esprit de fils adoptifs qui nous fait nous écrier: Abba ! Père ! » Rm 8,14-16

2. La Confirmation renforce le lien du chrétien avec l’Eglise. Un des éléments du rite de la confirmation est l’imposition des mains, geste qui a toujours été réservé aux Apôtres et à leurs successeurs : c’est la raison pour laquelle ce sacrement est donné par l’Evêque, successeur des Apôtres.

3. Par la Confirmation le chrétien devient « adulte dans la foi ». St Thomas d'Aquin affirme « la confirmation est au baptême comme la croissance est à la génération » ; ailleurs, il précise : « si le baptême est comme une naissance spirituelle à la vie chrétienne, la confirmation est la croissance spirituelle qui amène l'homme à l'âge adulte dans la vie spirituelle ». Adulte au sens de conscient de sa mission de chrétien c'est-à-dire appelé par le Christ à devenir saint (vocation universelle à la sainteté de tous les chrétiens, cf Lumen Gentium n°39) et témoin du Christ dans le quotidien. La nature missionnaire de l’Eglise signifie que le confirmé assume sa responsabilité de rendre témoignage de sa foi au cœur du monde où il se trouve. On en trouve l’illustration au Cénacle : après avoir reçu la force du Saint-Esprit, les apôtres ne craignent pas de professer publiquement leur foi (cf Ac 2).

Le rite essentiel de ce beau sacrement est la chrismation sur le front (onction de Saint-Chrême , mélange d’huile d’olive et de parfum pour signifier « la bonne odeur du Christ » 2Co2,15) du confirmand par l’Evêque qui prononce les paroles suivantes : « Sois marqué de l’Esprit Saint le don de Dieu ».

Si nous n’avons pas été confirmés, n’oublions pas qu’il est possible de recevoir ce sacrement à tout âge (cf le temoignage-confirmation-laurence.pdf au cœur de ce bulletin). N’hésitons pas à en parler avec un prêtre ! P.Yves+

 

Désirer l'Esprit-Saint

Lors des deux assemblées paroissiales des 27 & 28 avril, près de 70 paroissiens se sont retrouvés avec les membres de l'Equipe d'Animation Paroissiale (EAP) pour s'informer et échanger sur la vie et l'avenir de nos paroisses.

Au début de ces deux réunions, j'ai souhaité présenter des informations concrètes sur les actions mises en œuvre depuis ma prise de responsabilité le 1er septembre 2015. M'inspirant du pape François (notamment dans l'exhortation apostolique Evangelii gaudium n°28), j'avais proposé 3 axes pour l'année 2015-2016 : proximité, formation et fraternité.

Dans chacune de ces dimensions, des initiatives ont été prises : visites à domicile, mise en place d'un parcours de formation pour jeunes couples, découverte de réalités sociales du quartier, dimanches pour tous, pèlerinage du 8 décembre entre l'église ND de l'Assomption et l'église de l'Immaculée Conception, démarrage de fraternités locales... Beaucoup reste à faire dans ces 3 domaines. N'hésitez pas à me solliciter pour aller à la rencontre des réalités du quartier comme l'a fait un paroissien en m'invitant récemment au comité d'intérêt local du quartier des Etats-Unis. Lors des assemblées paroissiales, j'ai aussi présenté quelques perspectives pour l'avenir : mise en place d'un ensemble paroissial pour renforcer la synergie entre nos deux paroisses, création d'un patronage pour contribuer à l'éducation humaine et spirituelle des enfants de nos quartiers (les plus anciens se souviennent du patro st Jacques du temps du père de Gallard), encourager la participation de chaque paroissien à une fraternité de quartier... Après ce temps de présentation, les paroissiens présents ont pu se répartir en petits groupes pour travailler 2 questions : quels sont les besoins des habitants et des paroissiens de nos quartiers ? Quelles propositions nos paroisses font-elles ou pourraient-elles faire pour répondre à ces attentes ? Chaque rapporteur de groupe a transmis une synthèse. Ces remontées et propositions seront travaillées dans les réunions mensuelles de l'EAP.  Nous en reparlerons dans les prochains mois pour proposer des initiatives concrètes.

La Pentecôte approche à grands pas ! Je propose de demander à l'Esprit-Saint de nous inspirer les initiatives adaptées pour déployer « les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles » (pape François) dont nos paroisses et nos quartiers ont tant besoin.

«Viens Esprit créateur nous visiter, viens éclairer l'âme de tes fils,

emplis nos cœurs de grâce et de lumière... donne nous les 7 dons de ton amour  ! ».

Père Yves+

 

NB : Si vous n'avez pu être présents aux Assemblées paroissiales,

         vous pouvez transmettre vos suggestions.

 

Vivre comme le Ressuscité

Nous voici dans la joie du temps pascal. La bénédiction solennelle du jour de Pâques nous invite à prendre au sérieux le mystère de la Résurrection du Christ : « Par la résurrection de son Fils, il vous a fait déjà renaître : qu'il vous rappelle toujours à cette joie que rien, pas même la mort, ne pourra vous ravir. Ils sont finis les jours de la Passion, suivez maintenant les pas du Ressuscité ».

Les 28 néophytes, baptisés durant la Vigile pascale ou le jour de Pâques, n'oublieront pas la nouvelle naissance d'eau et d'Esprit-Saint de leur baptême ! Quel beau symbole que l'immersion complète : symbole de mort pour « l'homme ancien » « noyé » au fond de la cuve baptismale, symbole de vie pour « l'homme intérieur » ressuscité avec le Christ ! Plusieurs nouveaux baptisés m'ont témoigné de l'expérience profonde de joie qu'ils ont vécu au moment de leur baptême. Cette joie indicible est le signe sensible de la victoire du Christ Jésus sur toutes les puissances de haine et de mort qui se déchainent dans le monde.

La fête de Pâques est l'occasion de nous souvenir de notre propre baptême : faisons mémoire de la date de notre baptême et fêtons le dignement. L'enjeu est de « suivre maintenant les pas du Ressuscité ». Comment faire ? En prenant les moyens de faire grandir notre foi, notre espérance et notre charité en actes. Plus concrètement encore, une étude menée par des frères chrétiens évangéliques a mis en évidence 5 critères toujours présents dans les communautés chrétiennes en « bonne santé » (autrement dit en croissance, non seulement quantitative mais aussi qualitative, c'est à dire féconde et joyeuse de croire). Les 5 critères sont les suivants : prière, formation, communion fraternelle, service et évangélisation. Pour faire notre « bilan de santé spirituelle » au plan personnel et communautaire, il est intéressant de se demander où nous en sommes – où en est notre groupe paroissial - pour chacun de ces critères. Où en suis-je de ma vie de prière personnelle ? Est-elle quotidienne ? Où en sommes-nous de notre formation pour grandir dans l'intelligence de la foi ? Comment vivons-nous la fraternité effective avec les autres paroissiens ? Est-ce que nous rendons des services concrets aux autres ? Quelles initiatives prenons-nous pour faire connaître la joie chrétienne à d'autres ?

Dans la joie pascale, je vous donne rendez-vous aux assemblées paroissiales du 27 avril (pour les paroissiens de la Miséricorde du Père) ou du 28 avril (pour les paroissiens de Notre Dame des Apôtres) où toutes celles et tous ceux qui veulent faire grandir notre communauté chrétienne sont les bienvenus. Alléluia !

Père Yves+

 

Lundi 4 avril 2016

Musulmans et catholiques ensemble avec la Vierge Marie

signe de la miséricorde divine

A l’occasion de la fête de l'Annonciation, des catholiques et des musulmans se sont retrouvés pour prier Marie, dans le respect de la tradition de chacun, lundi 4 avril 2016 à 18h30 à l'église Notre-Dame du Liban (Lyon 8ème). Cette première édition lyonnaise trouve son origine dans une initiative au Liban où, depuis 10 ans, chrétiens et musulmans se rencontrent chaque année autour de la figure de Marie, qui tient une grande place dans le christianisme et l’islam. Le cardinal Philippe Barbarin était l’invité d'honneur de l'édition 2015 où il s'était rendu avec Kamel Kabtane, Recteur de la grande mosquée de Lyon.

Dans un contexte national et international difficile, la première rencontre lyonnaise a rassemblé 350 personnes, chrétiens et musulmans engagés dans des groupes de dialogue, pour donner un témoignage fort de fraternité et de paix en paroles et en musique. La chorale de la paroisse de la Miséricorde du Père « Chœur à cœur » a contribué à la réussite de ce temps en interprétant le chant « Alléluia Magnificat » (cf photo). Devant le succès de cette initiative, d'autres projets vont voir le jour pour approfondir l'esprit du dialogue et de la rencontre. A suivre !

 

La Semaine de l'Année

              Notre « exode » de Carême se poursuit. Traversée du désert avec son lot d'épreuves corporelles et spirituelles. Je ne sais pas si c'est lié au Carême mais l'épidémie de grippe en France est sévère ! Certains parmi nous - dont moi-même – en ont fait l'expérience douloureuse. C'est l'occasion de vivre la compassion avec beaucoup de paroissiens qui souffrent de maladies bien plus lourdes et parfois bien cachées ou ignorées des autres. La maladie est toujours une épreuve qui vient comme nous recroqueviller sur notre corps douloureux. Dans ces moments là, il semble bien difficile de prier. Peut-être que les mots des psaumes peuvent nous aider dans leur simplicité : « Toi Seigneur ne sois pas loin, viens vite à mon aide ! » Ps 21.

Je vous ai proposé de vivre « 40 jours pour se centrer sur l'Essentiel ». Je me réjouis de toutes les décisions concrètes - cachées ou visibles – prises par chacun. Parmi celles-ci j'en évoque deux. Merci à celles et ceux qui ont rejoint l'une des cinq fraternités paroissiales pour se mettre à l'écoute de la Parole de Dieu et la partager. Merci aussi de votre prière quotidienne pour nos chers catéchumènes (une vingtaine !) qui seront baptisés à la Vigile pascale et aux messes de Pâques (vous trouverez leurs prénoms dans ce bulletin). Pour la dernière ligne droite du Carême, je  propose de faire de la semaine sainte notre semaine de l'Année ! Le défi est simple : entre le dimanche des Rameaux et de la Passion (20 mars) et le dimanche de Pâques (27 mars) vous prenez la décision de mettre Dieu à la première place. Soyons concrets : pourquoi ne pas s'organiser pour pouvoir participer à toutes les célébrations du Triduum pascal (du jeudi soir au dimanche matin) ? C'est en premier lieu nécessaire pour les catéchumènes mais aussi pour nous. On peut même prendre des congés pour cela ! Le Bon Dieu vous le rendra au centuple !

Quelle expérience magnifique de voir (ou de vivre) le lavement des pieds (un acte d'humilité avant de veiller auprès de Jésus en agonie à Getsémani !

Quelle expérience bouleversante de participer au chemin de croix itinérant le Vendredi saint au cœur de nos quartiers ! N'est ce pas une manière concrète de porter dans notre prière d'intercession – l'âme de tout apostolat - les habitants de nos quartiers écrasés par des misères de toutes sortes ?

Quelle expérience de partager la joie éclatante de la « nouvelle naissance » des catéchumènes dans la symphonie du salut de la Vigile Pascale ! 

Chers frères et sœurs ne laissons pas passer ces moments privilégiés en nous laissant envahir par un cœur tiède et endurci qui attriste tant Jésus. Courage ! Osons décider de nous organiser pour vivre avec en-thou-siasme (immergé en Dieu) les propositions de la Sainte Semaine pour mieux participer à la Résurrection, victoire définitive de Jésus-Christ, lumière et vie ! Père Yves+

 

ACCUEILLIR DES REFUGIES

« J'étais un étranger et vous m'avez accueilli » Mt 25

Comme l'écrivait le pape François dans sa lettre pour le Carême 2016, « les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles sont inséparables». Le moment du Carême est un temps privilégié pour nous laisser interpeller par cette cohérence à laquelle nous sommes tous appelés.

A l'initiative des Jésuites, le réseau JRS (Jesuit Refugee Service) Service Jésuite des Réfugiés est une organisation catholique qui œuvre dans une cinquantaine de pays. Sa mission consiste à accompagner, servir et défendre les droits des réfugiés et des personnes déplacées de force. La mission du JRS s’étend à tous ceux qui sont obligés de fuir chez eux pour raison de conflit, de désastre humanitaire ou de violations des droits humains. Le JRS se réfère à l’enseignement social de l’Eglise catholique.

Welcome en France

Vivre une expérience d’hospitalité !

Face à la situation actuelle de manque d’hébergement pour les demandeurs d’asile, JRS France propose un accueil chaleureux dans un cadre qui le rend possible.
 Libérer une chambre pour un court séjour n’est pas impossible pour beaucoup si les limites sont claires. Nous proposons donc à des familles et à des communautés religieuses d’accueillir chez eux un demandeur d’asile pendant 1 mois maximum. Il est également accompagné par un tuteur lors des rendez-vous amicaux une fois par semaine. Le demandeur d’asile continuera à trouver auprès des associations partenaires ce dont il a besoin pour poursuivre ses démarches administratives. L’ensemble des familles et des communautés constituent le réseau Welcome en France, organisé et animé par une coordination. Tous se retrouvent régulièrement pour échanger sur les meilleures modalités de leur accueil et l’enrichissement réciproque que permet cette hospitalité.

Plusieurs paroissiens ont déjà vécu l'expérience Welcome en accueillant un demandeur d'asile à la maison. Voici le témoignage de Agnès et Pascal Burosse :

"Suite à l'appel du Pape François qui proposait que chaque paroisse ou famille accueille un réfugié, et vu que nous avions une chambre inoccupée depuis que notre plus jeune enfant est parti étudier à Troyes, nous avons décidé de nous faire connaitre, auprès de Welcome JRS. Cette association œuvre pour trouver un réseau de famille d'accueil, en attendant une place en CADA (centre d’accueil pour demandeur d'asile). Les CADA étant d abord ouverts aux familles, aux femmes, et aux hommes les plus fragiles (âge, santé....).

En janvier, JRS nous a contacté pour accueillir un jeune de 24 ans, Rishad, venu du Bangladesh, arrivé depuis octobre en France, et demandeur d’asile. Ne parlant pas français, il lui fallait une famille pouvant s'exprimer en anglais. Notre faible niveau a pu suffire pour nos échanges.

Notre obligation se limitait à un lit et un petit déjeuner quotidien, ainsi qu’un repas en famille par semaine. Nous l'avons donc accueilli et nous sommes très vite rentrés en confiance avec lui, en lui confiant un double de clés, il pouvait aller et venir sans notre aide, cela facilitait nos absences professionnelles. Rishad s'est assez vite débrouillé tant en occupation le jour que sur les repas du midi et du soir parfois, l'Armée du salut pouvant lui fournir le repas du midi. Nous avons rapidement offert de partager notre table le soir. Nous avons beaucoup échangé sur son pays. Nous avons aussi appris à le connaitre par ses engagements. Il nous a aussi fait découvrir la cuisine de son pays en nous préparant un repas.  Depuis fin janvier, Rishad a rejoint une autre famille d'accueil. Nous sommes très heureux d'avoir pu  faire cette expérience qui nous ouvre le cœur."

Pour obtenir plus d'infos ou rejoindre le réseau Welcome JRS

L’antenne de JRS à Lyon est coordonnée par  Odile et Jean Lacour  j_o_lacour@yahoo.fr

ou Nadette Caro : 04 72 70 77 89  – 06 80 42 75 71  nadette.caro3@orange.fr

Permanence au 4 bis rue Elie Rochette 69007- LYON

 

40 jours pour centrer sur l'Essentiel

    « A quoi ça sert le Carême ? ». Voila une belle question à se poser ! Les 40 jours du Carême sont un temps limité, donné pour nous convertir, c'est à dire  nous tourner résolument vers le Seigneur Jésus, unique Sauveur.

     Un temps limité.... 40 jours cela passe vite : comme dit le Pape François : « Ne laissons pas passer en vain ce temps ! ». La limite des jours rappelle la limite de notre vie terrestre : et si c'était notre dernier Carême ? Osons le vivre comme si c'était le dernier avant notre mort, le face à face ultime avec Jésus. Sommes-nous vraiment prêts pour LA rencontre ? Pour le Mercredi des cendres le prophète Joël nous invitait à « déchirer nos cœurs ». Cela implique de scruter notre capacité à nous confier à l'Amour de Dieu.             

  … donné pour nous convertir. Sommes-nous vraiment centrés sur l'Essentiel, la confiance en Dieu ? Cela passe par l'ouverture de notre cœur au Cœur de Dieu. Comme dit Jean-Paul II, « la miséricorde divine suscite la miséricorde humaine ». Autrement dit, c'est parce que nous nous laissons « miséricordier » par Dieu, que nous pouvons exercer la miséricorde envers les autres. Citons ce magnifique passage tiré du « Petit Journal » de Sainte Faustine dans lequel Jésus s'adresse à chacun d'entre nous : « Ma miséricorde est à l'œuvre dans tous les cœurs qui lui ouvrent la porte; le pécheur comme le juste ont besoin de la miséricorde. La conversion comme la persévérance est une grâce de ma miséricorde. (…) Que les âmes qui tendent à la perfection adorent particulièrement ma miséricorde (…) qu'elles se distinguent par une confiance illimitée en ma miséricorde. Je m'occupe moi-même de la sanctification de ces âmes. Les grâces de ma miséricorde se puisent à l'aide d'un unique moyen et c'est la confiance. Plus sa confiance est grande, plus l'âme reçoit. Les âmes d'une confiance sans bornes me sont une grande joie car je verse en elles le trésor entier de mes grâces. Je me réjouis qu'elles demandent beaucoup car mon désir est de donner beaucoup. Par contre je m'attriste si elles demandent peu, si elles resserrent leur cœur. ».    

          Totalement confiants en Jésus, nous pouvons aimer Dieu et le prochain. Aimer Dieu en nous détournant des idoles illusoires de l'avoir, du savoir et du pouvoir. Aimer le prochain en voyant que « tout homme est mon frère » (Jean-Paul II). C'est le sens de l'expérience des cinq petites fraternités mises en place pour ce Carême.

C'est aussi le sens de l'accueil des demandeurs d'asile car, comme dit  François,

 « les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles » sont inséparables.

          Que le Magnificat de la Vierge Marie nous ouvre à un Carême de miséricorde !  P. Yves +

 

 

Une année sous le signe de la Miséricorde divine

Chers frères et sœurs,

           Au début de cette nouvelle année, nous avons la belle habitude de présenter nos vœux de bonne santé. En plus de ceux-ci, mon souhait pour  2016 est que nous puissions chacun recevoir une bonne sainteté ! Cette année sera particulière car le pape François a voulu qu'elle soit celle du Jubilé de la Miséricorde. Tout au long de cette année, nous sommes invités à approfondir le sens de ce mot miséri-cordia. Il y a notre misère, non seulement nos faiblesses structurelles que Dieu connait bien, mais plus profondément, notre péché, c'est à dire notre incapacité à engager notre liberté pour le bien, notre difficulté à décider de nous convertir, notre tendance à nous laisser conduire par nos mauvaises habitudes. C'est vrai au niveau personnel mais aussi au niveau social (corruption, mépris de la vie humaine, exclusions...).

Heureusement, et c'est toute la beauté du mot miséricorde, il y a aussi la cordia, l'amour inconditionnel et gratuit qui jaillit du Cœur de Dieu. Face à l'impasse du mal et du péché qui défigurent l'humanité, il y a la réponse éternelle et personnelle de Dieu « Tu as du prix à mes yeux et moi je t'aime » Isaïe 43,2. Comme dit le pape François, « seule la miséricorde de Dieu peut libérer l'humanité de tant de formes de mal - parfois monstrueuses - que l'égoïsme engendre ». Tout au long de cette année nous allons nous encourager les uns les autres à accueillir la miséricorde qui fait grandir la paix du cœur. Cela commencera dés le premier jour du Carême (mercredi 10 février, Mercredi des cendres) où nous serons invités à approfondir la figure de Sainte Faustine, véritable apôtre de la Miséricorde divine. D'autres initiatives seront proposées tout au long de cette année : comme dit le psaume 89, « la miséricorde du Seigneur à jamais je la chanterai ! ».  

Belle et sainte année 2016 dans la grâce de la Miséricorde !

Père Yves+

 

Noël, cadeau d'une Rencontre

           Chers frères et sœurs,

 

           Nous voici entrés dans la neuvaine qui précède le grand jour de la Nativité du Seigneur Jésus.  Notre pèlerinage d'Avent a bel et bien eu lieu. Il suffit d'évoquer le moment exceptionnel que nous avons vécu le 8 décembre: plus d'une centaine de personnes, enfants et adultes issus de nos deux paroisses, a marché ensemble avec la Vierge Marie, Reine de la Paix. Quelle joie d'avoir inauguré le Jubilé de la Miséricorde en traversant nos quartiers - depuis l'église Notre Dame de l'Assomption jusqu'à l'église de l'Immaculée Conception - au rythme de l'Ave Maria et du chapelet ! Ce pèlerinage paroissial représente un authentique témoignage d'espérance symbolisé par les petites flammes de nos cierges au cœur de la nuit. Cette soirée a permis des rencontres entre paroissiens. Je m'en réjouis car elles font grandir la fraternité paroissiale.

Mais nous ne pouvons rester « entre nous » comme dans une sorte de « club ». Il y a tous ceux que nous n'avons pas encore rencontrés. C'est pour cela que le samedi 19 décembre sera un autre temps fort important : ce jour-là nous irons à la rencontre des habitants du quartier des Etats-Unis - sur le marché et dans des visites à domicile. Comme l'indique la grande banderole affichée sur le boulevard le message est simple : Jésus est là. Que vas-tu Lui demander ? A la manière de Jean le Baptiste, il s'agit simplement de montrer Jésus, la vraie lumière qui éclaire tout homme en venant dans le monde.

La rencontre de Noël c'est aussi offrir à chacun l'extraordinaire possibilité d'entrer en dialogue avec Jésus, dans un cœur-à-cœur avec Celui qui, par sa douce présence, veut combler nos vies de Joie, de Paix et d'Amour.

Seigneur, donne-nous la grâce de recevoir Noël comme le Cadeau

de la Rencontre.

Belle et joyeuse fête de Noël à tous ! Père Yves

 

Comment répondre à l’appel du Pape sur l’accueil des réfugiés ?

              Nous étions une vingtaine à nous réunir mardi 24 novembre autour de cette question importante. Nous avons d’abord relu l’appel du pape et entendu deux témoignages : l’un sur l’accueil d’une famille migrante dans un logement paroissial à Irigny et l’autre sur l’accueil de réfugiés isolés dans un réseau de familles grâce au dispositif JRS (Jesuit Refugees Service). Nous avons échangé pour voir ce qu’il est possible de faire sur la paroisse à la mesure de nos moyens.

Dans les faits, nous ne disposons d’aucun logement paroissial pour l’instant, ni de logement mis à disposition d’aucune sorte, aussi ne pouvons-nous pas envisager l’accueil d’une famille. Nous avons donc envisagé deux actions concrètes de solidarité pouvant être mises en place :

Nous avons connaissance d’une famille venue du Kosovo, logeant sur le territoire de la paroisse et n’ayant plus aucune ressource pour vivre. Nous nous proposons alors de lancer une chaine de solidarité pour apporter des colis alimentaires à cette famille.

D’autre part, nous sommes quelques familles prêtes à mettre une chambre à disposition environ un mois chacun pour loger une personne isolée en situation de demande d’asile en France. Il faudrait cependant être un peu plus nombreux pour pouvoir ainsi accueillir sur la durée une personne qui passerait de famille en famille sur la paroisse avec l’accompagnement de JRS.

Si comme nous, vous êtes touchés par la situation des réfugiés et que vous êtes intéressés par l’une ou l’autre de ces actions de solidarités, n’hésitez pas à nous contacter : bb.foucher@gmail.com

 

 

Découvrez le nouveau site de l'ensemble paroissial :

www.nd-misericorde.com