la parabole du stade de foot

La parabole du Stade de Foot

 

Nous sommes à quelques semaines de la coupe du monde de football qui mobilisera des millions de nos contemporains. On pourrait tirer une très belle parabole de cet événement. A chaque match, combien y-a-t-il de personnes sur le terrain ?  Les spécialistes vous répondront  22 joueurs et 3 arbitres, par conséquent 25 personnes. Et combien sont-ils assis à regarder ? On pourrait estimer entre 40.000 et 80.000 dans les gradins, mais ce serait sans compter les millions de téléspectateurs captivés devant leur écran de télévision. Sur le terrain, celui qui dépense le plus d’énergie est sans aucun doute l’arbitre principal, mais tous les joueurs donnent tout ce qu’ils peuvent jusqu’à la dernière minute de la partie. Tout ceci nous donne une image de l’Eglise ! Il y a l’évêque, qui, comme l’arbitre principal, court partout ne sachant plus où donner de la tête, avec un agenda surchargé. Autour de lui, les joueurs représentent tous les prêtres et les laïcs en mission qui sont finalement peu nombreux devant l’immense tâche de la mission. Puis, il y a tous les autres supporters, assis, des milliers, qui sont là pour les encourager et pour dire aux prêtres et aux rares laïcs qui les aident : « Allez-y ! On vous soutien ! On vous aime ! C’est super ce que vous faites ! »

Il y a 50 ans, le saint pape Jean XXIII, à l’ouverture du concile Vatican II, avait prié pour que l’Eglise entière vive une grâce de Pentecôte, afin que les baptisés s’engagent dans la mission de l’Eglise. Le concile Vatican II est une invitation à tous les supporters de l’Eglise, à descendre des gradins pour venir sur le vaste terrain de l’Evangélisation. Dans les années 70, un journaliste avait demandé au cardinal Suenens, archevêque de Malines-Bruxelles et expert au Concile, si la grâce de Pentecôte demandée par saint Jean XIII avait été vraiment donnée à l’Eglise. Il a répondu : « Si vous me demandez si le concile est une grâce de Pentecôte, je dirai oui en tant que grâce offerte, et oui et non en tant que grâce à accueillir. »

Frères et sœurs, il y a une grande grâce de Pentecôte à accueillir pour chaque baptisé aujourd’hui, une grâce capable de renouveler nos propres vies chrétiennes, l’Eglise et le monde. Nous devons toujours chercher à l’accueillir davantage, car elle nous l’est réellement donnée aujourd’hui. Trois jours de session, « Osez la rencontre », animée par la communauté de l’Emmanuel à l’église Saint Jacques, nous sont proposés le week-end de la pentecôte, pour être pleinement renouvelé par le don du Saint Esprit. Ne manquons pas cette occasion.  

Père Samuel